Un DPE se lit en cinq minutes quand on sait où regarder. Il contient une étiquette, une estimation de dépenses, une description du logement et des recommandations. Voici comment tirer parti de chaque rubrique.
1. Les deux étiquettes
La première page affiche deux échelles de A à G : la consommation d’énergie primaire (en kWh par m² et par an) et les émissions de gaz à effet de serre (en kg de CO2 par m² et par an). La classe du logement est la moins bonne des deux. Un logement peut donc avoir une consommation moyenne mais être classé F ou G à cause d’émissions élevées (chauffage au fioul ou au charbon, par exemple).
| Classe | Énergie primaire kWh par m² et par an | Gaz à effet de serre kg de CO2 par m² et par an |
|---|---|---|
| A | 70 ou moins | 6 ou moins |
| B | 71 à 110 | 7 à 11 |
| C | 111 à 180 | 12 à 30 |
| D | 181 à 250 | 31 à 50 |
| E | 251 à 330 | 51 à 70 |
| F | 331 à 420 | 71 à 100 |
| G | plus de 420 | plus de 100 |
2. L’énergie primaire n’est pas votre facture
L’énergie primaire tient compte de l’énergie perdue pour produire et acheminer ce que vous consommez. Elle sert à comparer les logements entre eux, pas à prévoir votre facture. C’est aussi ce qui explique le changement de 2026 : le coefficient de conversion de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9, ce qui améliore la classe de certains logements chauffés à l’électricité sans que leur consommation réelle change.
3. L’estimation des dépenses
Le DPE indique une fourchette de dépenses annuelles d’énergie pour un usage standardisé du logement. Elle dépend des prix de l’énergie retenus par la méthode et ne reflète ni votre manière de chauffer, ni le nombre de personnes qui occupent le logement. Utilisez-la pour comparer deux logements, pas pour prévoir votre budget.
4. La description du logement
Le rapport reprend ce que le diagnostiqueur a relevé : surfaces, murs, toiture, planchers, fenêtres, chauffage, eau chaude, ventilation. Relisez-la attentivement : une erreur (isolation oubliée, fenêtres doubles saisies en simples) change l’étiquette. Si une donnée est fausse, fournissez la facture ou la preuve au diagnostiqueur pour qu’il corrige le rapport.
5. Les recommandations de travaux
Le DPE suggère des travaux pour améliorer le logement (isolation, fenêtres, chauffage, ventilation) avec l’effet attendu sur l’étiquette. Ce sont des pistes générales, pas un projet : pour un chiffrage, il faut des devis d’entreprises qualifiées ou l’avis d’un professionnel du bâtiment.
6. Le numéro ADEME
Chaque DPE porte un numéro à 13 caractères et figure dans la base de l’ADEME. Ce numéro permet à l’acheteur, au locataire ou au notaire de vérifier l’authenticité du rapport. Conservez-le avec le diagnostic.
Ce que le DPE ne dit pas
- la qualité de l’air intérieur, le confort d’été ou le bruit ;
- l’état général du logement ni la conformité des installations (gaz, électricité) : ce sont d’autres diagnostics ;
- vos consommations réelles, qui dépendent de vos habitudes.
Informations vérifiées le 15 octobre 2026 d’après les textes en vigueur (service-public.fr, ANIL, ministères). Les règles évoluent : DTE confirme ce qui s’applique à votre bien lors du devis.